Les jumeaux
I
Au commencement,
Avant le temps, avant les corps,
Une seule âme brûlait fière
Le monde l’a divisée,
Deux flammes éparpillées à travers la terre toute entière.
Se recherchent, toujours pour toujours
Dans des vies et songes éphémères,
Sous des noms et prénoms oubliés,
À travers l’ombre et la lumière.
II
Un qui court, un autre qui fuit,
Ombres qui se frôlent dans la course de l’infini
Souffle haletant, vertige des vies passées,
Le miroir...
Le reflet de l’un se reconnaît dans l’autre.
L’espace se tend, le monde se dilate,
L’eau et le feu s’approchent sans se posséder,
Fusion possible seulement dans le cœur silencieux,
Ici et maintenant.
III
Le souffle devient vibration,
Vertige lent du crépuscule turquoise en résonance,
L’âme séparée, en silence,
Se souvient - enfin - de sa naissance.
Et ce que les siècles ont divisé,
Ce que le temps croyait briser,
Se reconnaît, intact, accordé,
Dans l’amour qui n’a jamais cessé.
Au-delà des corps, au-delà du lieu,
Au-delà du temps, des adieux,
Dans l’éclat calme et lumineux
D’une pluie éternelle de feu et de cieux,
Une vague immuable de lumière.
Nr
Comentarii
Comentatori
1.
Este o transpoziţie reuşitã: pãstreazã forţa miticã a lui Aristofan, o lumineazã cu imagini personale şi o transformã într-o meditaţie poeticã asupra dorinţei, memoriei şi recunoaşterii.